Désignée comme une capacité d’éprouver des sensations et de réagir aux changements du milieu, la sensibilité personnelle est une notion très complexe et difficile à cerner. Elle relève du personnel et par conséquent du subjectif, ce qui est souvent opposé aux faits et risque d’être incorrect. Ce sont des opinions et des préférences variées, chacune dépendant du parcours personnel et de la situation spécifique de la personne qui en parle. Pour comprendre cette sensibilité personnelle, il faut souvent retracer une partie de la vie de la personne et découvrir ses origines. 

Parmi les chercheurs interrogés, aucun ne parle de sa sensibilité personnelle de manière directe. Cependant, c’est une notion que nous retrouvons dans un grand nombre de leurs réponses concernant des sujets très variés. 

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1.1 Initiation aux images

Étant donné que les sensibilités commencent à être formées assez tôt, on constate que beaucoup de chercheurs, y compris Jas Elsner ou Gilles Sauron, parlent de leurs parents, de leur enfance ou de leurs études. Très souvent on retrouve des témoignages sur cet aspect de la sensibilité personnelle. 

1.2 Influence de la société

Aucune personne n’est complètement libre de l’influence du contexte culturel de la société avec laquelle elle interagit, ce que notent Paul Cartledge et Mary Beard, par exemple. Nos habitudes visuelles, aussi bien que nos sensibilités, sont formées par les images que nous recevons régulièrement dans le cadre de notre enseignement.

2.1 Sensibilité suite à la lecture

La sensibilité entre en jeu pour comprendre les images, c’est un moyen de trouver une théorie de l’analyse de l’image et des hypothèses. Même si les chercheurs/euses ont des parcours différents, plusieurs noms reviennent comme Panofsky, Beazley, etc, ce qu’on peut voir en comparant les témoignages de Renaud Robert et de Luca Cerchiai.

2.2 Lire l’image comme un texte

Regarder et lire l’image sont deux choses différentes, la sensibilité n’est alors pas la même (regarder l’image ne veut pas dire qu’on l’analyse). L’iconographie s’apparente à lire un livre comme le dit Frontisi-Ducroux. Gilles Sauron ajoute qu’un texte s’interprète et que ceci peut se faire aussi sur une image.

3.1 Sensibilité et l’objet

Le rapport à l’objet est important quant à la manière dont il se développe dans le quotidien d’un/une chercheur/chercheuse. La perception de l’objet et de l’image semble différer pour certaines personnes, comme Donna Kurtz. Le contact face à l’objet se fera différemment selon la perception et le vécu du chercheur ou de la chercheuse.

3.2 Sensibilité et pratique plastique

Certaines sensibilités se sont développées avec la pratique de l’art, qui permet de s’exprimer et avoir une autre appréciation de l’art. Tous les chercheurs et chercheuses n’ont pas développé leur sensibilité grâce à cela, et leurs réponses concernant leur pratique artistique ont une vraie polarité.

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