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1.1 : Le rôle de la photographie dans la recherche iconographique : l’étude de l’œuvre

À notre époque, la photographie et la recherche vont souvent de pair. Concernant l’étude de l’antiquité et les fouilles archéologiques, photographier les objets peut soutenir la recherche pour plusieurs raisons : pour Renaud Robert, la photographie aide la recherche grâce à ses techniques avancées comme l’utilisation de l’ultraviolet, qui permet de voir ce que l’Homme ne voit pas à l’œil nu. Mary Beard de son côté trouve la photographie intéressante car elle offre différents angles de vue d’une même œuvre et enrichit l’analyse. 

 

1.2 : Le rôle de la photographie dans la recherche iconographique : la publication

La photographie a un rôle clé dans les publications. Lorsque nous lisons un ouvrage qui traite de l’iconographie, il est essentiel d’y voir des images. Grâce à ces dernières, le texte devient plus compréhensible et permet au lecteur d’avoir immédiatement sous les yeux la photographie illustrant ce qu’il lit.

 

2.1 Les limites de la photographie : le problème des droits de l’image

Dans le cadre d’une étude d’œuvre ou d’une publication scientifique, les photographies sont importantes pour illustrer les textes. Cependant, la question des droits d’images est souvent un frein à la recherche, par le prix élevé des photographies et la difficulté d’en trouver de qualité. À titre d’exemple, Jas Elsner raconte que dans sa contribution à l’ouvrage Saisir l’Antique, il dépensa 400 livres sterling pour seulement neuf photographies. Quant à Renaud Robert, il pense que les photographies devraient être faciles d’accès et gratuites. 

 

2.2 : Les limites de la photographie : insuffisante pour l’étude

Bien que la photographie soit intéressante du point de vue de l’étude de l’œuvre et dans le cadre d’une publication scientifique, elle peut aussi se révéler insuffisante pour certains chercheurs. « Viens et vois » disait Wincklemann en faisant référence aux Évangiles. C’était avant l’invention de la photographie, mais cela nous permet d’en comprendre les limites. Comme le dit Renaud Robert en prenant l’exemple du Sarcophage d’Alexandre à Istanbul, la photographie n’a rien à voir avec le monument, par sa monumentalité. À nouveau, selon le même chercheur, il vaut mieux voir l’objet en vrai pour voir l’effet sur le spectateur, pour pouvoir l’étudier dans son entièreté. Selon Pascale Linant de Bellefonds, une photographie, une image peut changer en fonction de la lumière, des ombres, de sa prise de vue. Tous ces éléments ne permettent pas de se fier totalement à la photographie. En somme, la photographie ne montre pas tout, elle est subjective. Pour Luca Cerchiai, elle est utile pour la documentation générale mais n’est pas efficace pour étudier les détails, les particularités. 

 

2.3 : Les limites de la photographie : pour la publication

En ce qui concerne la publication d’un ouvrage ou d’un article, la photographie qui illustre les propos du chercheur se doit d’avoir plusieurs caractéristiques : être de bonne qualité, être bien exposée, être lisible et si possible en couleur. Pour Gilles Sauron, l’emploi de la couleur dans une photographie est essentiel pour pouvoir faire l’étude iconographique d’un objet. 

 

3.1 Les limites de la photographie : l’importance de voir l’objet d’étude

Bien que la photographie soit intéressante pour l’étude et la publication, de nombreux chercheurs s’accordent à dire qu’il est impératif de voir l’objet de visu, bien qu’il soit parfois difficile de se déplacer sur des sites archéologiques ou des musées lointains. Voir l’objet permet de le comprendre dans son entièreté, en faire le tour, le prendre en compte dans son contexte. 

 

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