Par définition, un « détail » est un petit élément dans un ensemble. Ce terme peut avoir une connotation dépréciative, comme partie secondaire d’un tout. Sa qualification ou son analyse sont dès lors subjective, voire aléatoire. L’historien de l’art Daniel Arasse a su révéler toute l’importance du détail dans une composition picturale. Il en distingue différentes sortes selon les processus de représentations adoptés par le peintre ou de perceptions engagés par le regardant. Cette notion est donc centrale pour la science des images. L’iconographie est particulièrement attentive aux détails car ils révèlent des choix historiques ou significatifs malgré leur apparence insignifiante et purement esthétique. 

Ce terme apparait explicitement dans le questionnaire, lorsque les interrogés doivent exprimer leurs exigences sur les modes de reproduction des images. Ils peuvent trouver le détail primordial, nécessaire ou facultatif dans l’étude de l’image. Cependant, il est intéressant de noter que « détail » apparait à multiples reprises dans maints entretiens. Sa prise en compte devient pour certains un outil iconographique alors que pour d’autres elle est davantage pédagogique. Certains préfèrent l’analyser de manière isolée pour cerner une œuvre et d’autres le voient comme une complémentarité à l’étude de l’ensemble, pour la lecture globale de l’image. 

Commentaires (0)

Les commentaires sur ce sujet ne sont plus acceptés.
1.1. La prise en compte du détail, un outil pédagogique pour justifier un discours

Pour de nombreux chercheurs, le détail est utile car il permet d’illustrer un discours de façon très précise. Ils utilisent la photographie pour justifier ce propos. Certains d’entre eux pensent que la photographie est un support pertinent à condition qu’elle soit de bonne qualité. D’autres pensent que la rencontre physique avec une œuvre permet une meilleure compréhension de cette dernière, par la perception des détails, servant un discours pédagogique postérieur. 

1.2. La prise en compte du détail, un outil iconographique pour aborder une œuvre

Pour les chercheurs, l’étude du détail permet de cerner une œuvre dans son ensemble, notamment son iconographie. Pour certains la reproduction par le dessin permet d’y prêter davantage attention alors que d’autres préfèrent le contact visuel.

2.1. L’étude du détail de manière autonome

Martine Denoyelle considère opportun de traiter les détails de façon isolée. Ils sont une source iconographique unique pour identifier l’auteur d'une œuvre. Il serait inutile pour elle de faire une description générale de l’objet étudié. Elle préfère éclairer directement sa singularité par le détail. 

2.2. Complémentarité de l’étude du détail et de celle de l’ensemble de l’oeuvre

La majorité des interviewés considèrent que l’examen des détails doit s’effectuer en parallèle de l’œuvre dans son ensemble. Le détail est accessoire mais fondamental pour la compréhension de l’objet étudié. 

Commentaires (0)

Les commentaires sur ce sujet ne sont plus acceptés.
logo de l'université de Tours

Université de Tours - 60 rue du Plat d'Etain - 37020 Tours cedex 1