L’identification est le processus par lequel un élément est assimilé à un autre. L’identification est obtenue par la comparaison de ces deux éléments dont seuls les points communs sont relevés afin de souligner les liens entre ces éléments ou pour établir une identité.

La notion d’identification fait partie intégrante de la discipline de l’histoire de l’art et de la recherche en général. Pour les images, identifier le sujet iconographique, le style ou le lieu de production d’une œuvre permet de l’intégrer au sein des classifications déjà établies et, ainsi, d’enrichir les données sur elle.

Les chercheurs interviewés soulignent l’importance de l’identification dans le travail de recherche et de formation des étudiants. Ils font ainsi références aux théories sur la place de l’identification dans l’étude iconographique et relèvent les moyens par lesquels il est possible d’établir ces identifications. Ils mentionnent ainsi le rôle de la documentation et celui du Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae.

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1.1. Développer sa propre méthode : apprendre à identifier, une notion à ne pas négliger

Pour Luca Cerchiai et John Boardman, il est important d’apprendre à développer son regard dans le cadre des études universitaires, pour savoir reconnaitre les éléments les plus importants d’une image. Selon Pascale Linant de Bellefonds, il est nécessaire d’être méthodique et de prendre l’habitude de regarder avant d’essayer d’identifier afin d’éviter de tomber dans le piège de l’interprétation trop rapide.

1.2. Développer sa propre méthode : la place de l’identification dans l’étude iconographique

Les avis divergent quant à la place donnée au travail d’identification au sein des études iconographiques. Les chercheurs se réfèrent aux théoriciens qui ont abordé ce sujet par le passé. Si Luca Cerchiai approuve la distinction entre l’identification iconographique et l’interprétation iconologique établie par Erwin Panofsky, François Lissarrague s’accorde d’avantage avec la théorie d'Ernst Gombrich selon laquelle l’identification et l’interprétation sont difficiles à distinguer. Pour Martine Denoyelle, évoquant le travail de John David Beazley, l’identification et l’analyse sont des étapes provisoires sur lesquelles il est possible de revenir plus tard.

2.1. La mise en série au service de l’identification : le rôle de la documentation pour l’identification

La photographie, le croquis et le dessin analytique sont des moyens complémentaires pour documenter une image étudiée et participent au travail d’identification, mais cette documentation ne suffit pas toujours.

2.2. La mise en série au service de l’identification : le rôle fondamental de la série

Selon Martine Denoyelle, la mise en série par régions de production est une étape très importante pour l’identification des thèmes iconographiques. La série permet en effet de faire des rapprochements ou bien des distinctions entre chaque image. John North en revanche met en évidence les limites du procédé de mise en série, car il ne permet pas d’identifier en totalité le contenu de l’image.

2.3. La mise en série au service de l’identification : le LIMC (Lexicon Iconographicum Mythologiae Classicae) en tant qu’outil d’identification

Le LIMC constitue un outil informatique très utile pour le travail sur les images antiques. Il permet de mettre en relation une grande quantité d’images, facilitant ainsi leur identification. Cependant, Luca Giuliani évoque les limites de ce système qui peut desservir le travail d’identification : l’opposition entre le support, qui est visuel, et l’indexation, qui repose sur du texte. Gilles Sauron soulève les risques liés à la volonté d’aller trop loin dans l’affirmation de certaines identifications à partir du LIMC, lorsqu’il serait plus prudent de se contenter d’hypothèses.

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