L’anthropologie désigne l’étude de l’homme et des groupes humains. Différentes écoles d’anthropologie ont vu le jour portées par divers courants de pensée comme le structuralisme de Lévi-Strauss et le marxisme dans les années 1960.

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1. Anthropologie et image

L’anthropologie  permet  d’aborder  la  lecture  des  images  antiques  avec  un  nouveau  regard  et  de  souligner  l’importance  du  contexte  historique  et  social  pour  l’étude  des  images.  Histoire  de  l’art  et anthropologie  sont  deux  disciplines  qui  sont  complémentaires  mais  ne  peuvent  néanmoins  se  substituer  l’une  à  l’autre.  Pour Hans  Belting,  dans  son  ouvrage  Pour  une  anthropologie  des  images  (Gallimard  coll.  «  Le Temps  des  Images  », Paris, 2004, p.18)  : « Nous  vivons  avec des images et nous comprenons le monde en images. Ce rapport vivant  à  l’image  se  poursuit  en  quelque  sorte  dans  la  production  extérieure  et  concrète  d’images  qui  s’effectue dans l’espace social et qui agit, à l’égard des représentations mentales, à la fois comme question et réponse, pour employer une formulation toute provisoire ». Plusieurs chercheurs en histoire de l’art antique se  situent  dans  cette  veine méthodologique d’une anthropologie des images. Il s’agit pour eux de replacer  l’image  dans  une  société,  dans  une  culture  et  cette  étude  du  contexte  intègre  donc  la  méthode  de l’anthropologie.

2. Méthodologies

L'anthropologie est une discipline qui ne prend pas en compte l'évolution chronologique. Elle s'oppose par conséquent à la discipline historique qui l'évoque ouvertement. Dans ce cadre, les sciences historiques mobilisent souvent les conceptions marxistes, afin d’illustrer les liens sociaux et politiques et de mettre en évidence la véritable dimension des œuvres. En effet selon Maurice Audebert, le marxisme s'applique à "démontrer les conditions historiques et sociales" dans laquelle est réalisée une œuvre (M. Audebert Maurice, J.-P. Faure, P. Gaudibert, Histoire de l'art et marxisme. In : Raison présente, n°26, Avril – Mai – Juin 1973, p. 43-67.). L'anthropologie ne s'appuie pas sur cette vision historique puisqu'elle se concentre sur l'études des peuples et de leur culture. Elle se rattache au structuralisme qui étudie les cultures à travers un système. Une scission bien distincte s'opère ainsi entre les deux disciplines. Luca Cerchiai dit notamment que l'analyse des images, telle qu'elle est réalisée en Italie, tente d'allier une "perspective marxiste à une lecture anthropologique". Simon Price évoque cette scission de manière plus générale. Il dit que l'histoire se situe dans le domaine des "sciences humaines" mais que l'anthropologie était considérée comme une science sociale en Angleterre. Ainsi la scission s'observe à la fois en Angleterre et en Italie. Renaud Robert vient confirmer ce discours en disant: « Je voyais que l’évolution de l’ethnologie et l’anthropologie ne semblait pas intégrer l’histoire ».

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